15 juin 2018
A partir de Sofia, j'avais prévu de rejoindre la mer noire en deux jours en passant par le monastère de Troyan, le plus grand des Balkans.
Mais la météo s'est nettement aggravée et les prévisions pour les deux à trois jours qui viennent ne sont pas optimistes, notamment dans la zone montagneuse du Parc National du Balkan Central que j'avais prévu de traverser avant de rejoindre le monastère. Je décide donc de changer mon itiniraire et de rejoindre au plus vite les rives de la mer noire où la météo, sans être exceptionnelle, devrait être plus favorable. Tant pis pour le monastère.
Route longue, fatigante et sans autre intérêt que celui de rejoindre la Mer-Noire au plus vite. Quelques orages ont bien essayé de me mouiller mais m'ont raté, parfois de peu.
Près de la Mer-Noire je retrouve les sensations vécues l'an dernier sur la côte nord de la Turquie: Chaleur et humidité importantes.
Arrivé dans la région d'Aheloy le premier camping choisi s'est révélé assez glauque pour que je n'y reste pas.
Le second, un peu moins glauque n'était pas très attirant non plus. Le troisième (camping Aheloy Lazana) s'est révélè le bon, d'autant que l'heure tournait et que cette fois, les orages avaient l'air décidés à ne pas me rater.
J'ai juste eu le temps de monter la tente et de mettre mes affaires à l'abri avant que la pluie ne tombe. Les 30 minutes de grosses gouttes chaudes auront au moins eu le mérite de faire un peu descendre la température. Le reste de la nuit est resté sec.
Samedi 16 juin 2018.
j'ai encore de la chance. Le démontage s'est effectué au sec, mais peine avais-je plié la tente que la pluie s'est remise à tomber.
Brève averse cependant. A 9 heures je quitte le camping en direction du nord. Première halte dans la vieille cité de Nessebar, environ 25 km au nord de Bourgas.
Datant de plus de 3000 ans, la cité fut notamment un comptoir grec dès le 6° siècle av JC.
Construite sur une petite presqu'île, la ville garde de nombreux vestiges de son passé et vaut une petite visite. Même si la présence des boutiques en tout genre est à mon goût un peu trop envahissante.
Puis de nouveau route au nord en passant par Varna. J'avais imaginé m'y arrêter pour flâner et découvrir cette station balnéaire réputée. Mais la chaleur écrasante, les énormes embouteillages et la pollution qui en résulte m'en dissuadent vite. Dommage.
C'est donc vers 16 heures que je rejoins mon camping près de Topola, le long de la côte au nord de Varna. Le camping St-Georges, est situé au raz de la plage, au pied de belles falaises de calcaire qui, ici, surplombent la Mer-Noire. Je compte y rester deux nuits.
Dimanche 17 juin 2018
J'ai décidé de m'y accorder une journée de farniente. Après-tout, c'est dimanche, non?
Farniente n'est pas tout à fait le mot puisque j'en profite pour faire quelques lessives et pour emmener Kunigonde en balade autour du camping.

Demain je prendrai la route vers la Roumanie. Outre ce changement de pays, cette étape marquera un virage important de mon aventure puisque ma route prendra alors un cap à l'ouest.
Topola est en effet le point le plus oriental de mon voyage. Après presque six semaine de voyage, je prendrai le cap retour.

































