13 juin 2018
Ce matin j'ai quitté mes hôtes vers 9 heures locales (8 heures en France) pour prendre la route de Sofia. Au passage, comme ils me l'ont conseillé hier soir, je fais un crochet vers Melnik.
Plus petite ville du pays, Melnik doit sa renommée à sa localisation géologique et au fait qu'une grande partie de ses maisons ont été classées monuments historiques.
Enchâssée dans de belles falaises de craie jaune, Melnik est devenue un centre touristique fréquenté et apprécié pour ses vins, huiles et confitures de confection locale.
Après une petite balade dans la ville, j'ai pris le temps de prendre un café dans l'un des établissements de la ville.
J'ai ensuite repris la route au nord vers Sofia, mais j'ai fait un détour vers l'Est pour admirer le monastère de Rila situé à 1150 mètres d'altitude dans les gorges de la rivière Rilski.
Le premier édifice remonte au X° siècle, mais l'ensemble a été souvent remanié et présente aujourd'hui un exemple typique du style baptisé "renaissance bulgare" (18 et 19° siècle).
La route qui y mène est superbe. Elle a bénéficié des crédits européens lors de la candidature du monastère au patrimoine mondial de l'humanité.
Si l'entrée est gratuite, l'église intérieure est hélas interdite de photographie. Vous n'aurez que les photos du cloître (magnifique) et de l'extérieur de l'église (superbe) à vous mettre sous la dent.
Je repars sous un ciel lourd et une température de 35°.
A l'arrivée à Sofia, j'essuie quelques gouttes de pluie, les premières depuis un mois. Elles n'auront même pas le temps de me mouiller.
Ce soir je suis à l'hôtel Orlando, non loin du centre-ville de Sofia que je vais visiter en partie demain.
14 juin 2018
Aujourd'hui, visite d'une petite partie de Sofia.
Dans la nuit des orages ont éclaté sur la ville. Ce matin, plus de pluie mais le ciel est lourd et gris. Dommage pour les photos!
Une fois Kunigonde garée, j'ai arpenté à pied le centre historique de la ville. Et je suis tombé sur cette cérémonie militaire.

Sofia est bâtie sur l'ancienne Serdica, cité Romaine datant du début de notre ère. Elle fut une ville importante de l'empire Byzantin au point que Constantin 1er envisagea d'en faire la capitale de son empire.
Autant dire que la ville et son sous-sol regorgent de vestiges archéologiques et de monuments.
Quelques photos pour vous donner une idée.
Avec sa façade de briques rouges à l'aspect peu flatteur, masquée aux regards par les arbres, la Basilique Sainte Sophie de Sofia est pourtant la plus grande basilique byzantine construite en dehors de Constantinople.
Elle date du 5° siècle après J-C et a été construite, comme souvent, sur des églises plus anciennes.
Plusieurs fois détruite par les hommes ou par les tremblements de terre, transformée en mosquée sous l'empire ottoman, abandonnée et transformée en hangar, elle a finalement été réhabilité aux 19° et 20° siècles.
En gros travaux, elle était hélas non visitable ce jour là.
A côté de la basilique et prenant toute la lumière, trône l'imposante Cathédrale Saint-Alexandes Nevski. Avec ses cinq nefs et ses trois autels, elle a été construite entre 1904 et 1912 et peut contenir près de 10.000 fidèles. Elle a été nommée en l'honneur des russes qui libérèrent le pays de la tutelle ottomane lors de la guerre russo-turque de 1878.
L'histoire récente de la Bulgarie est intimement liée à celle de la Russie et, outre la grande cathédrale Alexandre-Nevsky, on trouve dans Sofia de nombreuses églises orthodoxes russes plus modestes mais toujours richement décorées.
La place Nezavismost, au centre ville de Sofia, mêle archtecure moderne et ancienne
Au bout de cette place, de taille très modeste et consruite au XIVème siècle au temps de la domination ottomane, l'église Sveta Petka Samardjiiska a été conservée et aménagée pour rendre visible ses fondations.
La cathédrale Sainte-Nédélia de Sofia a été construite en 1856 sur les base d'une ancienne église en pierre et bois datée du Xème siècle. Entre tremblement de terre, et attentat, son histoire a été mouvementé
Le Théâtre National Ivan Vazov
Petite pause au "Grand Hôtel Sofia" près du City Garden et devant le théâtre national bulgare à Sofia. J'avale une délicieuse "Majestu Salade Caesar" avec un peu (!) de fromage...

Pour terminer cette "séquence Sofia", quelques images prises lors de ma flânerie en ville pour retrouver Kunigonde.
En 2018, une Tesla model X ça ne devait pas courir les rues en Bugarie. La couleur est...spéciale. Comme quoi, on peut à la fois avoir les moyens et mauvais goût...
15 juin 2018
A partir de Sofia, j'avais prévu de rejoindre la mer noire en deux jours en passant par le monastère de Troyan, le plus grand des Balkans.
Mais la météo s'est nettement aggravée et les prévisions pour les deux à trois jours qui viennent ne sont pas optimistes, notamment dans la zone montagneuse du Parc National du Balkan Central que j'avais prévu de traverser avant de rejoindre le monastère. Je décide donc de changer mon itiniraire et de rejoindre au plus vite les rives de la mer noire où la météo, sans être exceptionnelle, devrait être plus favorable. Tant pis pour le monastère.
Route longue, fatigante et sans autre intérêt que celui de rejoindre la Mer-Noire au plus vite. Quelques orages ont bien essayé de me mouiller mais m'ont raté, parfois de peu.
Près de la Mer-Noire je retrouve les sensations vécues l'an dernier sur la côte nord de la Turquie: Chaleur et humidité importantes.
Arrivé dans la région d'Aheloy le premier camping choisi s'est révélé assez glauque pour que je n'y reste pas.
Le second, un peu moins glauque n'était pas très attirant non plus. Le troisième (camping Aheloy Lazana) s'est révélè le bon, d'autant que l'heure tournait et que cette fois, les orages avaient l'air décidés à ne pas me rater.
J'ai juste eu le temps de monter la tente et de mettre mes affaires à l'abri avant que la pluie ne tombe. Les 30 minutes de grosses gouttes chaudes auront au moins eu le mérite de faire un peu descendre la température. Le reste de la nuit est resté sec.
Samedi 16 juin 2018.
j'ai encore de la chance. Le démontage s'est effectué au sec, mais peine avais-je plié la tente que la pluie s'est remise à tomber.
Brève averse cependant. A 9 heures je quitte le camping en direction du nord. Première halte dans la vieille cité de Nessebar, environ 25 km au nord de Bourgas.
Datant de plus de 3000 ans, la cité fut notamment un comptoir grec dès le 6° siècle av JC.
Construite sur une petite presqu'île, la ville garde de nombreux vestiges de son passé et vaut une petite visite. Même si la présence des boutiques en tout genre est à mon goût un peu trop envahissante.
Puis de nouveau route au nord en passant par Varna. J'avais imaginé m'y arrêter pour flâner et découvrir cette station balnéaire réputée. Mais la chaleur écrasante, les énormes embouteillages et la pollution qui en résulte m'en dissuadent vite. Dommage.
C'est donc vers 16 heures que je rejoins mon camping près de Topola, le long de la côte au nord de Varna. Le camping St-Georges, est situé au raz de la plage, au pied de belles falaises de calcaire qui, ici, surplombent la Mer-Noire. Je compte y rester deux nuits.
Dimanche 17 juin 2018
J'ai décidé de m'y accorder une journée de farniente. Après-tout, c'est dimanche, non?
Farniente n'est pas tout à fait le mot puisque j'en profite pour faire quelques lessives et pour emmener Kunigonde en balade autour du camping.

Demain je prendrai la route vers la Roumanie. Outre ce changement de pays, cette étape marquera un virage important de mon aventure puisque ma route prendra alors un cap à l'ouest.
Topola est en effet le point le plus oriental de mon voyage. Après presque six semaine de voyage, je prendrai le cap retour.
Lundi 18 juin 2018
Sur la route vers la Roumanie et avant de passer la frontière, je m'arrête quelques instants sur le Cap Kaliakra. Dans l'antiquité, un site fortifié grec s'était installé sur cet étroit promontoire rocheux, puis au-moyen âge, la cité était devenue la capitale du despotat de Dobroudja. Prise par les Ottomans en 1421, la légende veut que 40 jeunes filles locales préférèrent se jeter du haut de la falaise plutôt que de tomber aux mains des envahisseurs.
Outre les ruines de la cité antique et de la forteresse, on peut y voir un monument construit en 2006 et célébrant la victoire navale de 1791 qui vit les Russes vaincre la flotte Ottomane en face de Kaliakra et qui mit fin à la guerre Ruuso-Turque de 1787-1791.
C'est vers 11 heures que j'entre sans problème en Roumanie.
Le dépaysement est immédiat...
Il fait plus de 30°. Du coup, je fais deux accros à mes habitudes: 1/ Je m'arrête dans un bistrot pour déjeuner et 2/ Je sacrifie (avec plaisir) à la malbouffe. Arrêt à Constanta pour déguster un burger de poulet accompagné d'une bonne bière pression au Barissimo Coffee.
Je reprends la route vers le point d'arrivée que j'ai choisi.



































































































